LE TEMPLE DE LOUXOR ou Opet du sud
   
 
   
Majestueux temple pharaonique avec sa mosquée suspendu au dessus de la cour de Ramsès II.
C'était le harem méridional du Dieu Amon, où il se rendait chaque année lors de la fête de l'Opet pour retrouver son épouse Mout.
Fabuleux, les éclairages nocturnes rendent le site encore plus mystérieux et attirant. Il fut bâti par Aménophis III puis par Ramsès II et bien plus tard Alexandre Le Grand y restaura et modifia la chapelle des barques, les romains dédièrent la chapelle au culte impérial puis les musulmans construisirent la mosquée.
  L’édifice, a gardé de nombreuses structures en élévation. Outre le grand pylône, le visiteur peut ainsi traverser deux grandes cours à péristyle et la colonnade monumentale qui relie ces deux cours. Le sanctuaire proprement dit, résidence de l'Amon d'Opet, de même que les salles qui précèdent ont conservé une bonne partie de leur couverture en dalles.
Les deux obélisques (construits par Ramsès II sous la XIXème dynastie) furent offerts en 1830 à Charles X par Méhémet Ali, mais seul celui de droite (l'Obélisque de Louxor) sera finalement abattu et transporté vers la France où il trône depuis 1836 sur la place de la Concorde à Paris. C'est Jean-François Champollion qui fut chargé par le roi de choisir lequel des deux monuments en partie recouverts de sable, devait en premier être envoyé en France. La légende veut que le savant se soit décidé pour « celui de droite, en entrant dans le palais [sic] », en fait le plus petit des deux et le plus abimé. Quoi qu'il en soit, le transport du monolithe ne se fit que bien après la mort de Champollion, puisque l’obélisque fut érigé en grande pompe à Paris au milieu de la place de la Concorde le 25 octobre 1836 (soit quatre ans et demi après la mort du savant), à l'aide de dix gigantesques cabestans. En remerciement, Louis-Philippe Ier offrit une horloge qui orne aujourd'hui la cour de la mosquée de Méhémet-Ali au Caire, mais, pour l'anecdote, elle fut abîmée pendant le voyage et ne fonctionna jamais, au dire des Cairotes. Le deuxième obélisque, qui n’avait jamais quitté l’Égypte, fut officiellement « rendu » par la France en 1981, au début du premier septennat de François Mitterrand. Place_de_la_concorde.jpg
 
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