La cathédrale Saint Luperc
Au point culminant de la colline, centre de la ville actuelle, cet édifice imposant sculpte sur l’horizon la charmante silhouette d’Éauze. La cathédrale se rattacheà la tradition du gothique toulousain c'est le premier édifice de style gothique flamboyant en Gascogne centrale, modèle influençant les petites églises voisines de l’Armagnac.    

La maison des Consuls
Vielle maison du XVème siècle. Cette maison contemporaine de Jeanne d'Albret se situe dans la rue Bistouquet. Hôtel particulier haut perché, la maison dite des "consuls" est agrémentée d'un d'un fenêtrage soigné et souligné par des appuis en corbeille évasée.
Sur le premier niveau en maçonnerie, les étages sont en encorbellement et la façade reçoit une riche décoration.

La maison de Jeanne d'Albret
Nommée ainsi parce qu'elle fut achetée par la mère d'Henri IV, Jeanne d'Albret. En effet, cette famille royale s'arrêtait souvent à Éauze lors de ses voyages entre le Béarn et Nérac. Cette belle façade à colombages est classée aux monuments historiques.Elle était parée de fleurs de Lys sculptées qui furent rabotées pendant la Révolution.

L’Office de tourisme et du thermalisme du Grand Armagnac
La tradition des pans de bois. Ancien magasin de tissus, cette magnifique demeure urbaine a été récemment aménagée en Office de tourisme et du thermalisme du Grand Armagnac par la ville d’Éauze. La façade typique du XVème siècle est ornée de colombage en torchis et en briques sur une armature en bois. Les étages supérieurs laissent apparaitre les décharges en croix de Saint-André et le hourdis de briques.

Les Arènes Nimeno II
Les arènes de style andalou d'Éauze ont été construites par les services municipaux de la ville et inaugurées en 1982. La construction s'est effectuée dans le respect de la tradition (utilisation de briques rouges, de tribunes en fer forgé ornées de blasons représentant les différents fers des élevages de taureaux braves les plus réputés d'Espagne). ..

Chateau d'eau Impérial
Ce château d’eau conçu sous le Second Empire et achevé en 1870 est l’œuvre d’Henri de Sardac médecin et maire. Située sur le plateau des Capots, avenue des Pyrénées, cette réserve alimentée par l’eau de source du Lauron, captée par un bélier hydraulique, desservait quatre fontaines, faisant d’Éauze l’une des premières villes de France à bénéficier d’adduction d’eau potable. Une élégante façade en pierre, encadrée par deux jambes moulurées supportant la corniche avec petite porte cintrée en fonte ornée d’un décor marin, d’un bélier, d’une corne d’abondance, sculptée par des artistes parisiens, témoigne de la prospérité élusate et peut-être du soutien impérial. On peut y observer les Armes d’Éauze et l’inscription « Agitat diffide ».

Lavoirs et fontaine
Le lavoir de Camarade est une des étapes du circuit « au fil de l’eau ». C’est le premier lavoir communal élusate projeté sous le Second Empire en 1861 et construit dans une époque préoccupée par le manque d’eau, l’hygiène et la salubrité publique. La fontaine publique proche du Portal de Carbonas appelée « hont de Touailles » dans le livre-terrier de 1667 est certainement très ancienne. Au XXème siècle, malgré ses voûtes et son appareil de tradition médiévale, elle est dite « romaine ». Ainsi en 1924, la Commune d’Éauze budgétisa 800 francs pour « commencer la construction d’un lavoir au nord de la fontaine dite romaine près de l’abattoir ».

Le PR4 au départ de la Domus de Ceutat nous conduit par le tracé de l'ancienne voie ferrée Auch-Éauze à l'étang de Guerre et à la chapelle du Pléou.

La Domus de Cieutat & son Centre d’Interprétation

Située au coeur d’un quartier aristocratique de la cité antique, la Domus de Cieutat est la résidence urbaine gallo-romaine d’un notable. Son architecture, qui s’organise autour de deux cours bordées de colonnades sur une surface totale de 2700m2, y prévoit notamment une grande pièce de réception, un système perfectionné d’évacuation des eaux et un petit espace thermal. Lieu de vie, de négoce et d’apparat, le maître de maison y recevait ses clients. A l’entrée du site archéologique, dans le bâtiment de l’ancienne gare, un centre d’interprétation permet, grâce à des outils ludiques et innovants, de mieux comprendre l’histoire de la cité antique d’Elusa et le lien entre les trois sites.

Un musée, deux sites archéologiques.

Elusa est le nom de la ville antique d’Eauze. ELUSA Capitale antique est une structure regroupant trois sites archéologiques gallo-romains situés à proximité les uns des autres, à savoir le Musée du Trésor et la Domus de Cieutat à Eauze, ainsi que la Villa de Séviac à Montréal-du-Gers.
Le musée d’Eauze expose un véritable trésor gallo-romain, découvert en 1985 à proximité de l’ancienne gare, au cours des dernières heures d’une fouille archéologique! Constitué de plus de 28.000 monnaies, d’une cinquantaine de bijoux et d’objets précieux, il semblerait dater de la fin du IIIe siècle. La qualité et l’état de conservation remarquable de l’ensemble en font l’un des trésors les plus importants retrouvés ces dernières années et l’un des plus grands trésors exposés dans une collection muséale en France. Outre la présentation de ce fabuleux trésor, le musée abrite également des collections permanentes allant de la Préhistoire à l’époque mérovingienne. Si la collection d’objets gallo-romains est d’une grande richesse, celle d’objets préhistoriques constitue un ensemble unique en Occitanie.