La Vallée des Temples

Taormine
 
Le théâtre a été construit par les Grecs mais remanié par les Romains qui l'ont aménagé pour les jeux du cirque. Profitant de la configuration du terrain, les constructeurs ont creusé une partie des gradins à même la roche. Depuis le haut de la cavea, le panorama sur l'Etna, la ville et la côte est magnifique. Son acoustique parfaite lui permet d'accueillir les rencontres internationales de cinéma, de théâtre, de ballet et de musique symphonique des Taormina Arte.
 
Catane
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Théâtre gréco-romain : existait déjà au Ve siècle av. J.-C. mais fut remanié par les Romains. Il pouvait accueillir environ 7 000 spectateurs.
Il fut construit avec les pierres magmatiques de l'Etna et couvert d'un placage de marbre.

En 251 ap. J.-C. i
l fut enseveli sous une coulée de lave provenant de l'Etna .. Au XIe siècle, ses structures furent réutilisées par Roger II de Sicile pour la construction de la Cathédrale di Sant'Agata.
Après le tremblement de terre de 1693, il fut recouvert par de nouvelles maisons, ainsi que par l'église de Saint-Blaise....

Odéon de 1 300 places : le Môle Géminé est le surnom adopté par les archéologues locaux pour définir l'appariement du complexe monumental. Derrière la cavea se trouvent des galeries disposées en éventail dont on ignore la destination !

 
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Syracuse
 
  Parc archéologique de Neapolis
Cet ensemble est peut-être le plus émouvant et le plus évocateur que nous ait légué le monde grec antique, avec un amphithéâtre romain, le plus grand théâtre grec du monde, l'étonnante « oreille de Denys », et la nécropole Grotticelli, avec la tombe attribuée à Archimède, ainsi que les latomies, anciennes carrières antiques.
  Amphithéâtre romain
Construit à l'époque impériale, il a comme le théâtre grec, profité de la configuration du terrain, du moins pour l'un des hémicycles creusé directement dans la roche. Au centre de l'arène, la cavité rectangulaire, reliée à l'entrée par un fossé, était destinée à entreposer le matériel. Quant à l'eau utilisée pour les naumachies et pour nettoyer l'arène à l'issue des combats sanglants, elle était conservée dans un bassin, sur la droite de la chapelle préromane de San Nicolo dei Cordari.
Teatro Greco
Du 5e s. av. J.-C., ce théâtre, un des plus grands monuments de l'Antiquité, a été creusé dans la roche en exploitant la pente naturelle de la colline Temenite. Inauguré avec les Perses d'Eschyle (pense-t-on), il aurait été édifié par un certain Damocope, dit Myrilla. Transformé par Hiéron II, il fut ensuite adapté par les Romains pour accueillir des combats de gladiateurs, puis par les Espagnols qui y établirent des moulins à eau.
Latomie du Paradis
Le mot latomie désigne les anciennes carrières de pierre exploitées pour la construction des édifices publics. Et comme rien ne se perd, elles constituaient d'excellentes prisons. La latomie du Paradis est la plus belle de ces carrières, d'autant qu'elle abrite aujourd'hui un jardin ravissant.
Oreille de Denys
C'est le Caravage qui baptisa ainsi cette grotte fascinante, créée dans la latomie du Paradis : grâce à son acoustique exceptionnelle, Denys l'Ancien pouvait, dit-on, espionner ses ennemis sans être vu. Et si de nombreuses histoires circulent autour de la grotte et de son utilisation, toujours est-il que ce lieu, né de la technique antique d'extraction des pierres, est fabuleux !
Museo Archeologico Regionale Paolo Orsi
Presque caché à la vue dans le parc de la villa Landolina, le Musée archéologique régional joue un rôle de référence incontesté dans la connaissance de la Sicile, de la préhistoire jusqu'à l'époque des colonies de Syracuse. La visite s'organise suivant un parcours qui retrace selon l'ordre chronologique l'origine, puis le développement des différentes périodes historiques.
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Eloro puis villa romaine de San Tellaro.
Eloro
Magnifique site situé face à la mer, on remarque une stoa, portique qui délimitait l'espace sacré. Un sanctuaire dédié à Démeter s'élevait à cet endroit. On découvre également la cavea d'un théâtre, les fondations d'un temple ou des tronçons de la muraille d'enceinte et les bases des tours de la porte Nord. A certains endroits sur la route, on peut même voir les ornières creusées par le passage des chars.
Villa romaine du Tellaro
Des fouilles ont permis de dégager les restes d'une villa romaine (2e moitié du 4 e s.) dont les décorations n'avaient probablement rien à envier à celles de Piazza Armerina. On a mis au jour le pavement en mosaïques en forme de losanges et de spirales du péristyme carré et trois superbes mosaïques illustrant des scènes de chasse, des scènes érotiques et la scène de la remise de la rançon pour la restitution du corps d'Hector.
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Villa romaine du Casale
La villa a été construite aux 3e-4 e s. de notre ère dans une vallée verdoyante au sud du village de Piazza Armerina. Cette riche demeure, située au centre d'un vaste domaine, possède de charmantes et exceptionnelles mosaïques, d'une prodigieuse vitalité : scènes de chasses représentées avec un étonnant réalisme, de jeux du cirque, scènes mythologiques, ou scènes plus intimes comme celle des jeunes filles en « bikini », des enfants chasseurs ou encore la chambre dite de la scène érotique.
 
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La Vallée des Temples
Comme son nom ne l'indique pas, c'est sur une crête qu'au sud de la ville d'Agrigente se dressent une dizaine de temples, érigés au 5e s. av. J.-C. . Incendiés par les Carthaginois en 406, ils furent restaurés dans leur style originel par les Romains. Des séismes, le fanatisme iconoclaste des chrétiens et le besoin de récupérer des pierres pour d'autres constructions ont provoqué leur destruction, et seul le temple de la Concorde est en bon état, sûrement grâce à sa transformation en église au 6 e s.
Temple de Junon
Le temple de Junon a été construit vers 470 avant J.-C. mais incendié par les Carthaginois en 406. Vous pouvez d'ailleurs toujours voir des traces de fumée sur les murs de la cella, chambre où était placée la statue de la divinité. Si le temple n'est pas en parfait état, la colonnade du pronaos, comme celles de l' opisthodome et de la cella sont bien conservées. Et qu'est-ce que l'opisthodome, vous demandez-vous avec angoisse ? C'est la partie arrière du temple, à l'opposé du pronaos.
Temple de la Concorde
Le temple, parfaitement conservé, daterait de 430 avant J.-C. mais on ignore à qui il était dédié. C'est un bel exemple de correction optique : les colonnes sont amincies vers le haut pour paraître plus grandes mais présentent un renflement aux 2/3 de leur hauteur pour contrer l'effet d'amincissement : vous aurez ainsi l'impression de verticales parfaites ! Et la Concorde ? Eh bien, on a trouvé le mot sur une inscription latine des alentours et ne sachant qu'en faire, on l'a attribué au temple.
  Temple d'Hercule
Le temple d'Hercule est vraisemblablement le plus ancien à Agrigente. Ses huit colonnes de style archaïque dorique, redressées au début du 20e s., permettent d'imaginer l'élégance que devait revêtir l'édifice voué au culte de l'homme aux douze travaux.
télamon
  Temple de Castor et Pollux (temple des Dioscures)
Le temple des Dioscures a été construit à la fin du 5e s. avant J.-C. en hommage aux jumeaux Castor et Pollux. Il ne reste en fait que quatre colonnes, redressées au 19 e s. et une partie de l'entablement, ce qui ne l'empêche pas d'être devenu le symbole d'Agrigente. Sur la droite, vous pourrez apercevoir les vestiges d'un sanctuaire dédié aux divinités souterraines.
cratère de Gela
Musée Archéologique Régionale
Le monastère San Nicola abrite ce musée qui réunit les pièces trouvées sur les sites de la région d'Agrigente. Vous n'y manquerez pas le colossal télamon (atlante) de 7,5 m de hauteur(il y en avait 38 comme ça !), provenant du temple de Jupiter (ici reconstitué) , ni l' Éphèbe d'Agrigente, statue de marbre du 5 e s. avant J.-C. représentant sans doute un vainqueur local aux jeux olympiques, ainsi qu'une superbe collection de vases attiques et le très beau cratère de Gela.
 
San Nicola :
San Nicola, de style transition roman-gothique, a été construite en tuf au 13e s. par les cisterciens. Les arcs proviennent du temple de Jupiter, source inépuisable de matériaux de construction ! Une des chapelles renferme un sarcophage romain du 3 e s. dit sarcophage d'Hippolyte et Phèdre, traitant de l'amour impossible de Phèdre pour son beau-fils. Celui-ci demeurant sourd aux avances de belle maman, Phèdre n'hésita pas à l'accuser de viol et à le faire bannir du royaume !
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Eracléa Minoa
Située aux abords de Capo Bianco, Eraclea Minoa est une ancienne cité grecque occupant un site magnifique, dont les vestiges ont été mis à jour dans les années 1950. Son nom est probablement liée à la légende du roi de Crète Minos qui aurait poursuivi Dédale jusqu'en Sicile pour le punir d'avoir aidé Ariane et Thésée à sortir du labyrinthe.
Jolie pinède et belle longue plage blanche.
Les fouilles ont permis de découvrir des habitations en terre crue, portant encore des fragments de mosaïques. Un théâtre en très mauvais état a également été dégagé. Les objets provenant pour la plupart de la nécropole sont recueillis dans un antiquarium.
 
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Selinunte

Templi orientali

Sur une colline à l'est de la ville antique, s'élèvent trois temples, dont l'un a été relevé en 1957 : il s'agit du temple E, autrefois consacré à Héra, et remontant au 5 e s. av. J.-C. Le temple F, complètement en ruines, était probablement dédié à Athéna. Quant au temple G, de dimensions colossales (les colonnes faisaient plus de 16 m de haut !), dédié sans doute à Apollon, il n'est plus qu'un amas de ruines sur le sol.

le sanctuaire de Demeter
Antica città di Selinunte
Fondée au 7e s. av. J.-C., la cité, longtemps alliée de Carthage contre Ségeste, fut finalement détruite... par un Carthaginois, Hannibal. En 409 av. J.-C., il s’y livra à une répression particulièrement féroce et 16 000 Sélonontins furent massacrés. La cité se maintint à grand-peine jusqu’à la deuxième guerre punique où elle fut entièrement rasée. C’est aujourd’hui un champ de ruines où l’on distingue quatre zones : l’acropole, l’ancienne cité, les temples orientaux et le sanctuaire de Déméter.
  Acropole :
S'étendant sur un plateau et ceinturée de murailles, l'acropole adoptait le plan classique d'une cité en damier divisée en artères se coupant à angle droit. C'est ici que s'élevaient les demeures des classes privilégiées, ainsi que des édifices publics et religieux. On y voit les vestiges de deux temples (dont le temple C, sans doute le plus ancien de la ville, au fronton isocèle). Le mur de la cité que l'on voit aujourd'hui est celui qui fut élevé après les destructions de 409.
  Carrières de Cusa

Non loin de Sélinonte, à 11km de la cité, s'étendent les carrières antiques de Cusa, couvrant un parc archéologique de 1,8 km de long, d'où provient la quasi-totalité du tuf calcaire utilisé pour la construction des temples et de la ville. Après en avoir extrait plus de 150 000 m3, les carrières furent brusquement abandonnées lors de la conquête punique en -409. Destinés au temple des tambours de colonnes inachevés, certains adhérant encore au socle rocheux, d'autres abandonnés durant le transport, restent sur les lieux ; ils nous renseignent sur les méthodes d'extraction, de transport et de construction de l'époque. Pour extraire la roche, les Sélinontins creusaient des rainures sur un tracé circulaire, de 55 centimètres à la base et de 85cm au sommet, permettant le travail de l'ouvrier. Une dernière rainure était ménagée sous le bloc, dans laquelle étaient insérés des coins métalliques , enfoncés à la masse, qui achevaient de détacher les tambours de la roche. Une fois extraits, les tambours étaient taillés au marteau et au burin, puis amenés sur place.

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Mozia
Mozia est une colonie phénicienne fondé au 8 e s. av. J.-C. sur l'une des îles de la lagune du Stagnone, San Pantaleo. Comptoir d'échanges et point d'accostage, Mozia devient une ville de plus en plus importante. Entourée de remparts pour mieux résister à la colonisation grecque, elle cède en 397 devant le tyran syracusain, Denys l'Ancien. Les habitants se réfugient alors sur la terre ferme et fondent Lilibeo, l'actuelle Marsala. La cité n'a été redécouverte qu'à la fin du siècle dernier.
Fouilles :
Nous découvrons les remparts ponctués de tours renforçant les défenses naturelles de l'île. La porte nord est la principale et la mieux conservée. Plus loin, des pierres tombales et des urnes sont les seuls vestiges d'une nécropole antique. Le tophet, espace sacré reservé aux sacrifices humains, est encore visible.
Musée Whitaker :
Le musée est installé dans la villa de Giuseppe Whitaker, anglais ayant fait fortune dans les vins de Marsala. Les objets ont été découverts sur l'île, à Lilibeo (l'actuelle Marsala) et dans la nécropole de Birgi, sur le littoral. Des céramiques phéniciennes et puniques, des vases grecs et italiques composent l'essentiel des collections. Le clou est cependant, parmi les sculptures, l' éphèbe de Mozia, noble figure à fière allure au long vêtement finement plissé.
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Segeste
Sur la pointe nord-ouest de la Sicile, dans un paysage de douces collines aux tons ocre et brun rouge, loin de toute urbanisation, le temple et le théâtre grec de Ségeste forment un des spectacles les plus évocateurs de la Méditerranée antique. Ils témoignent du prestigieux passé d'une cité grecque puis romaine, sans doute rasée par les Vandales... mais où la vie se poursuivit jusqu'au Moyen Âge comme l'attestent les vestiges d'un ermitage et d'un château normand.
Temple
Se dressant sur une butte encerclée d'un profond vallon, le temple est l'un des monuments les plus parfaits qui nous soient parvenus de l'Antiquité. Construit en 430 avant J.-C., dans le style dorique, il présente des proportions d'une rare harmonie. Il est entouré de 36 colonnes taillées dans un calcaire aux tons dorés. Sans doute inachevé, dédié à une divinité demeurée mystérieuse, majestueux et solitaire, harmonieusement inscrit dans le paysage, il se contente d'être magnifique !
Teatro
Le théâtre a été construit au 3e s. avant J.-C., à l'époque hellénistique, mais sous l'occupation romaine. C'est un vaste hémicycle de 63 m de diamètre, creusé dans le versant de la colline. Magnifique vue sur le golfe de Castellammare.
Tous les deux ans, le théâtre retrouve son activité et se remplit de spectateurs venus assister dans ce cadre mélancolique et champêtre aux tragédies et comédies qui captivaient les anciens.
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